La neige, un fléau pour les entreprises

La neige, un fléau pour les entreprises

La neige, un fléau pour les entreprises

Comme chaque année, entre octobre et mars, la France connaît des épisodes de neige sporadiques. Si les régions montagneuses en ont l’habitude et sont relativement bien préparées, la plupart des grandes métropoles françaises sont vite débordées par quelques centimètres de poudreuse. Entre circulation interdite ou réglementée, aéroports fermés ou chantiers forcés à l’arrêt, chaque année, ce sont des dizaines de millions d’euros de pertes nettes pour les entreprises touchées.

Une année 2019 qui commence mal

Depuis janvier, plusieurs épisodes neigeux ont frappé la France, n’épargnant que peu de régions. Le dernier en date, la tempête Gabriel, qui a apporté son lot de neige et de verglas. L’anticipation des autorités pour fluidifier la circulation est un véritable cauchemar pour les poids lourds et les entreprises de transport. Ces dernières subissent de plein fouet les restrictions de circulation, quelque soit la réalité des chutes de neige, et comptent des pertes financières sèches pour chaque camion bloqué au dépôt ou sur les routes. En plus des sociétés de transport, les livreurs et les chantiers extérieurs sont particulièrement vulnérables à la neige. Sans compter le nombre de sociétés dont les employés ne peuvent pas venir au travail à cause des routes ou de la fermeture des écoles.

Quel bilan pour ce début d’année ?

Même si avec la neige, beaucoup d’entreprises tournent au ralenti, l’impact sur l’économie global n’est pas que négatif. Généralement, on considère que 70% des entreprises et 25 % de l’activité économique sont réellement impactés par les conditions météorologiques en général. Pour certaines sociétés, comme les transports, la neige a pour conséquence une perte totale de chiffre d’affaires, pour d’autres, comme les chantiers ou les livraisons, il ne s’agit que de report d’activité. Mais la météo induit également des changements de comportement qui avantagent certaines professions, comme les garagistes, les dépanneurs, les revendeurs d’équipement d’hiver ou les acteurs du secteur de l’énergie par exemple.

Des solutions existent-elle ?

Comme toujours au moindre flocon qui tombe, on regarde chez les autres et on se dit que c’est mieux ailleurs. En Finlande, pays habitué de la neige, les obligations de déneigement des routes sont très strictes et, là-bas, tout le monde possède les équipements nécessaires : pneus hivers, chaînes, pelles, etc. A Copenhague, des capteurs de température au sol sont utilisés pour doser efficacement les produits nécessaires à la fonte de la neige et du verglas. Si ces solutions existent, elles ont un coût et elles ne sont pas infaillibles; la question qui se pose alors c’est la rentabilité de telles mises en œuvre pour quelques jours de neige par an !

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