Reforme des retraites : ce qu’il faut savoir

Reforme des retraites : ce qu’il faut savoir

Les 42 régimes de retraite existants doivent être remplacés par un grand régime universel d’ici 2025. Certains éléments comme le taux de cotisation, l’âge légal et la durée de cotisation, entre autres, vont évoluer. Forcément, tout cela suscite bon nombre de questions : calendrier,taux de cotisation, conséquences, avantages, etc. Voici quelques éléments de réponse sur les grandes lignes de ce projet de réforme.

L’âge de départ à la retraite

Aujourd’hui, l’âge légal de départ à la retraite est de 62 ans pour les indépendants, les salariés ainsi que les employés de la fonction publique nés en 1955 ou plus tard. Bien entendu, ceux ayant eu une carrière longue partent dès l’âge de 60 ans. Pour les fonctionnaires appartement aux catégories actives, ceux des collectivités territoriales et les salariés des régimes spéciaux, l’âge légal est de 57 ans. A partir de 2025, tout cela va changer avec l’arrivée du régime universel. L’âge de départ devrait être de 62 ans pour tout le monde, sauf cas exceptionnel. Selon le calendrier annoncé par le gouvernement, la première génération touchée par cette réforme sera ceux qui sont nés en 1963.

Les conséquences pour les régimes spéciaux

Le passage au régime universel implique la disparition des régimes spéciaux. Notons que ces derniers comportent deux grands avantages. Primo, il y a la possibilité de partir avant 62 ans. Secundo, le calcul des pensions se base sur les six derniers mois de traitement alors que pour les autres régimes, il se base sur les 25 meilleures années.

Les conséquences pour cadres

Les cadres vont devoir faire plus d’effort d’épargnes. En ce qui concerne le taux de cotisations, il n’y pas de grand changement prévue puisqu’il restera à 28 %. En revanche, tout se jouera sur la base de cotisations. Aujourd’hui, le plafond de cotisation est fixé à huit plafonds de la sécu pour les cadres, c’est-à-dire 320 000 euros par an. A partir de 2025, ce seuil deviendra à trois plafonds de la Sécu, ce qui revient à 120 000 euros. Concrètement, cela veut dire que pour un cadre qui touche 120 000 euros bruts par an, rien ne va changer. En revanche, un cadre qui gagne plus va payer moins de cotisation. Par conséquent, il touchera moins de droits quand il sera retraité.

Quid de la pension de réversion ?

En cas de décès dans un couple marié, le survivant touchera une partie de la pension du défunt. C’est ce qu’on appelle la pension de réversion. Alors, selon le changement prévu, cette pension ne pourra être touchée par le conjoint survivant qu’à partir de ses 62 ans. Notons que le divorce va entraîner sa suppression.

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