Le port du soutien-gorge au travail obligatoire ?

Le port du soutien-gorge au travail obligatoire ?

Au travail, les tenues vestimentaires participent largement dans l’ambiance, la motivation et la productivité de l’employé. De ce fait, pour être plus à l’aise, certaines femmes réclament l’enlèvement du soutien-gorge au travail. Est-ce une action légale selon la loi du travail ? Est-ce que les employeurs ont le droit d’appliquer obligatoirement le port de soutien-gorge au travail ? Les réponses en quelques lignes.

Le scandale au Canada

Dans une entreprise, les employeurs ont-ils le droit d’exiger aux employées de porter obligatoirement un soutien-gorge pendant les heures de travail ? Récemment, cette question devient une affaire scandaleuse au Canada. En effet, deux femmes ont affirmé avoir subi de nombreuses pressions morales de la part de leur employeur pour porter leur soutien-gorge. Pour contester le port de ce sous-vêtement au travail, l’une d’elles a déposé une réclamation pour monter l’affaire devant le bureau de la justice.

L’affaire Kate Gosek, 19 ans

Kate Gosek travaille dans un fastfood de renom. Dans la plupart du temps, Kate travaille en présence de nombreuses personnes dans la cuisine. Récemment, la jeune fille affirme avoir été brutalisée par son employeur réclamant et insistant qu’elle doit obligatoirement porter un soutien-gorge. L’un de ses employés a même vérifié son épaule pour vérifier la présence de ce sous-vêtement tout en lui disant que personne n’a nul besoin de voir ses seins. Quelques jours plus tard, un autre employeur affirme que la poitrine de Kate sans soutien-gorge l’empêchait de travailler avec attention perturbant sa concentration et sa productivité. En subissant ces pressions au travail, Kate Gosek a déposé sans hésitation une requête devant la justice, pour déterminer si les manageurs peuvent obliger le port de soutien-gorge au travail.

Kate Gosek peut-elle enlever son soutien-gorge au travail ?

Depuis la mise en public de l’affaire Kate Gosek, le restaurant McDonald’s Canada a tout de suite réagi en informant qu’elle n’avait pas enfreint les règles de travail. C’est un geste tout à fait acceptable dans une entreprise exigeant le travail en équipe. De plus, les responsables du restaurant confirment que Kate n’était pas obligée de porter ce sous-vêtement pendant le travail. Pour cela, deux de ses manageurs se sont excusés.

L’affaire Christina Schell, 25 ans

Avant l’affaire Kate Gosek au Canada, un problème avait déjà soulevé la notion du port de soutien-gorge au travail. Christina Schell, 25 ans, une ancienne employée d’un restaurant ont déjà fait une requête basée sur les droits humains et sur le sexe. La jeune fille affirme avoir des tétons comme les hommes, et que pourquoi elle devait porter un soutien-gorge ? En insistant sur ce fait indiscutable, elle a décidé d’abandonner le port de ce sous-vêtement. D’ailleurs, pour elle, le soutien-gorge l’empêchait de travailler confortablement.

Une question à étudier par la justice

Après les plaintes déposées par les deux femmes, le tribunal a décidé de se concentrer sur la question. En effet, si le fait d’enlever le soutien-gorge au travail est un geste totalement acceptable, d’autres personnes vont surement rédiger une requête sur le port obligatoire d’autres types de sous vêtement. Sur ce, la question sur la moralité et la pudeur vont-elles encore être respectées ? Comment réagiront les entreprises face à ces situations ? Les employeurs vont-ils accepter d’autres requêtes de ce genre ? La décision finale concernant ces cas au sein d’une société revient toujours au tribunal.

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